Sarah Zouak racontée par ses proches

On connait Sarah Zouak à travers l’association Lallab et le Women SenseTour in Muslim Countries mais qui est-elle réellement ? Nous avons donc demandé à ses proches de nous raconter Sarah. Ce sont Clotilde, Justine et Attika qui ont joué le jeu. Sarah sera-t-elle surprise de découvrir leurs réponses ?

Busimuz : Comment avez-vous rencontré Sarah ?

Clotilde : Cela fait 10 ans que j’ai rencontré Sarah. Nous étions toutes étudiantes en prépa HEC au Lycée Claude Monet à Paris. Débarquées de banlieues, c’était un peu le choc pour nous. Un nouveau monde dont nous ne maîtrisions ni les codes ni la difficulté mais il faut croire que nous nous en sommes plutôt bien sorties. En prépa, ma très bonne copine de classe Fatima était musulmane et c’est pendant le Ramadan que j’ai appris à connaître Sarah. Lors de notre deuxième année, elle m’a même invitée chez elle pour partager un ftour en famille. C’était ma première rencontre avec les Zouak et à l’époque il y avait encore la grand-mère de Sarah, paix à son âme. J’avais été bouleversée par la bienveillance, la générosité de la famille Zouak. Ce moment est resté gravé en moi. Quand je vois aujourd’hui comment notre amitié a grandi et comment les liens autour de nos deux familles se sont tissés, je suis fière mais je suis surtout très heureuse et reconnaissante.

Justine : J’ai rencontré Sarah très classiquement sur les bancs de l’école. Nous étions ensemble en Master « Responsable des Programmes Internationaux » à IRIS Sup’, l’école de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques. Nous nous sommes toutes les deux spécialisées sur les droits des femmes, ce qui fait que nous avons beaucoup travaillé ensemble. Quand j’ai appris qu’elle cherchait une personne pour l’accompagner en Indonésie et en Iran, deux des cinq pays du Women SenseTour in Muslim Countries, j’ai voulu en être. Je n’ai plus quitté le projet depuis, j’ai co-réalisé la série documentaire avec elle et co-fondé l’association Lallab.

Attika : La première fois que nous nous sommes rencontrées avec Sarah, c’était à l’université. Nous étions toutes les deux en diplôme universitaire d’arabe à la Sorbonne. Pour ma part, j’avais pour objectif cette année-là de maîtriser l’arabe littéraire et Sarah avait l’idée du Women SenseTour in Muslim Countries qui lui trottait déjà en tête.

Busimuz : Une qualité de Sarah que l’on retrouve dans sa sphère pro et perso…

Clotilde : L’intégrité de Sarah ! Car depuis que je la connais, je suis époustouflée par cette jeune fille devenue femme droite, digne qui poursuit sa vie personnelle et professionnelle sans jamais revenir sur son éthique et ses valeurs. Cela lui donne une force tranquille et une assurance qui lui permettent de sortir grandie de chacune des épreuves qu’elle traverse et c’est aussi inspirant que beau d’en être le témoin. Professionnellement, son intégrité se traduit par un perfectionnisme jusqu’au-boutiste à la limite du « control-freak ». Mais c’est aussi cela qui a permis le succès de ses deux « bébés » que sont le Women Sense Tour et l’association Lallab, co-fondée avec la non moins fabuleuse Justine Devillaine. Cela fait près de 3 ans maintenant que Sarah fait vivre, au travers de ses projets, son rêve d’une société qui n’a pas peur de l’altérité et qui permet à chacun(e) de devenir acteur(rice) de sa propre vie. J’en rajoute une seconde : son altruisme. D’ailleurs c’est réellement ce qui fait la force de Lallab car bien loin d’une ambition personnelle, elle a initié une véritable sororité.

Justine : C’est toujours difficile de réduire les gens à une seule qualité parce que cela enlève toute la complexité qui fait leur beauté. Mais si je dois choisir une seule qualité, je dirais : battante. Dans sa vie personnelle comme professionnelle, Sarah surmonte les difficultés une par une avec une force toujours renouvelée. S’il y a un problème, elle trouve une solution. S’il n’y a pas de solution, elle passe à autre chose. Cette force intérieure extraordinaire lui permet d’incarner ce projet, ce rêve de pouvoir enfin vivre dans une société où chaque femme peut choisir en toute liberté les voies de son émancipation. C’est parce qu’elle l’incarne avec tant de convictions que les gens croient en ce rêve et choisissent de s’engager avec nous. Elle est une vraie source d’inspiration.

 

Attika : Ce qui m’impressionne chez Sarah, c’est cette facilité à voir le bien partout. Elle transpire la bonne humeur, l’amour, la bienveillance : toutes ces choses qui font qu’à ses côtés on se sent bien ! Et pour un projet aussi lourd que celui de Lallab, c’est plus qu’un atout ! Disons que cette qualité qu’elle possède fait du bien à énormément de femmes, ça crée une atmosphère. Grâce à cette atmosphère, c’est la sororité qui s’impose.

– Busimuz : Si vous deviez citer un ou plusieurs projets qui lui tiennent à coeur ce serait… 

Clotilde : Un projet ou une démarche qui rendent Sarah très enthousiaste, c’est le documentaire « Ouvrir la voix » d’Amandine Gay. Dans une approche similaire à celle du WST, Amandine Gay se réapproprie sa narration en tant que femme noire française et donne la parole à des femmes qu’on ne voit jamais dans nos médias. Ces documentaires d’un nouveau genre sont des outils puissants pour déconstruire beaucoup de préjugés qui au quotidien produisent des violences bien réelles. Elles sont aussi des sources d’inspiration inédites en proposant des modèles et des récits qu’on a si peu l’habitude d’entendre. Et puis pour rire, je pense que Sarah a hâte, qu’avec ma sœur, nous ouvrions notre boulangerie, comme ça elle pourra venir se régaler tranquillement à l’oeil chez son amie !

Justine : Que ce soit à travers tous les projets et les activités de Lallab et du Women SenseTour in Muslim Countries, Sarah dédie toute son énergie à déconstruire les préjugés dont sont victimes les femmes musulmanes, pour mieux construire une société qui n’a plus peur de l’altérité et qui permet à chaque personne de s’épanouir non pas malgré ses différentes identités, mais bien grâce à elles.

Attika : Le rêve de Sarah, qui par extension est aussi celui de Lallab et le nôtre, c’est que chaque femme puisse marcher dans la rue la tête haute sans crainte d’être jugée, discriminée ou violentée en raison de son genre, de son physique, de son orientation sexuelle, mais aussi de son origine et de son appartenance religieuse. Lallab est une aventure qui montre que les femmes musulmanes sont plurielles, mais le rêve est bien plus grand : il touche toutes les femmes.

– Busimuz : Sinon Sarah, future présidente de la France ça donnerait quoi ? 

Clotilde : Si on met de côté son humour bancal et le fait que le cappuccino deviendrait la boisson officielle de son mandat… la France présidée par Sarah donnerait quelque chose de terriblement cool. Je la vois bien en dirigeante Badass pour abolir un système à bout de souffle, pour construire une société nouvelle, juste et bienveillante, dont  la devise nationale serait « liberté, équité, sororité ». Si la France de demain ressemble à ce qu’on construit avec Lallab aujourd’hui, alors c’est sûr, j’ai envie d’en faire partie !

Justine : Une vraie volonté politique de faire de la France une société plus juste, avec réduction des inégalités et meilleure répartition des richesses, une réelle politique pour garantir les droits de toutes les femmes, l’égalité entre les femmes et les hommes et une réduction des violences. Une lutte qui prend en compte tous les critères violences et de discriminations pour une société plus apaisée. Et probablement une nouvelle devise nationale : « sushi, cappuccino, Beyonce ». 

Attika : Sarah présidente ce serait une France plus inclusive, une France plus à l’écoute et représentée telle qu’elle est. L’avantage lorsque l’on est concerné(e) et en contact avec des personnes concernées par des discriminations, c’est qu’on ne les oublie pas. Et Sarah ne les oubliera pas !

1 Comment on Sarah Zouak racontée par ses proches

  1. FeelHope
    12 mars 2017 at 13 h 04 min (1 mois ago)

    Merci pour cette belle découverte.

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